Fin 2015, j’ai besoin de sortir de Pointe Noire, la lecture du Coeur des ténèbres de Conrad me pousse à approcher le grand fleuve. Je saute sur l’opportunité d’aller dans le nord à la rencontre des Pygmées (Baakas), une histoire que je vous illustrerai dans un autre article, pour passer quelques jours le long du fleuve Congo, deuxième plus important au monde en débit, et de ses affluents l’Ubangui et la Sangha.

Le fleuve est habité de nombreuses sirènes, Mami Wata, qu’il faut savoir respecter et honorer pour bénéficier de ses richesses sans libérer son potentiel d’énergie destructrice.



La cataracte en aval de Brazzaville, à 6 mois d’intervalle, ces deux photos sont prises depuis le même point de vue, comme en témoigne l’arbre sur l’île, à gauche.





Les pêcheurs sont nombreux sur le grand fleuve.






Des barges sont poussées de Brazzaville jusqu’à Bangui, le trajet est long, mais nombreux sont intéressés par ce voyage peu honéreux. Les voyageurs construisent des villages complets sur le pont. Certains en profitent pour chaparder dans les villages pendant les escales.






Chargement de bière pour le village voisin, à 5h de pagaie. La pirogue, chargée à ras bord,  ne devra son salut qu’à la dextérité de son jeune piroguier.



Ici, la forêt est immergée une bonne partie de l’année, sans sentier visible, l’entretien des panneaux est primordial.